Verdict de la 17ème chambre correctionnelle du T.G.I. de Paris :

Publié le par francois-grosdidier.com

Les accusations de M. MALICK relevaient bien de la diffamation

 

La Justice le reconnaît 15 mois plus tard,

après une campagne ignoble aux lourdes conséquences politiques.

 

 

Après le verdict rendu vendredi par la 17ème chambre du Tribunal Correctionnel de Paris, les accusations à mon encontre dans l’affaire dite « du BTP de la Moselle » s’effondrent. Ces accusations mensongères, dans le cadre d’une campagne orchestrée, ont été lourdes de conséquences politiques. Ce verdict l’est aussi.

 

Aucun homme politique en Moselle n’a jamais subi une telle campagne de calomnies, reprise dans la France entière et même à l’étranger. Cette campagne, aussi mensongère soit-elle, a changé la donne à Metz et en Moselle et elle s’est poursuivie, la semaine dernière encore, à Woippy.

 

Rappel des faits :

 

Après mes victoires aux cantonales puis aux sénatoriales de 2011, j’étais non seulement renforcé sur Woippy, mais aussi sollicité de toutes parts pour conduire la liste d’opposition à Metz.

 

Alors que se profile la future loi anti-cumul, que je suis très attaché à Woippy et que je souhaite rester au Sénat où je viens d’être élu, je suis flatté et en même temps gêné par autant de sollicitations.  

 

Quelle n’est pas ma surprise quand même la députée Marie-Jo ZIMMERMANN, que je sais alliée en toutes circonstances au sénateur MASSON, m’écrit en septembre 2011 ce mot manuscrit : « Vous avez acquis une légitimité que personne ne pourra contester. Vous avez aujourd’hui en mains toutes les cartes pour faire gagner la droite à Metz en 2014. Je ne serai à aucun moment un obstacle à vos demandes qui iront dans le sens d’une victoire à Metz. Je n’attends rien en retour. Je veux simplement contribuer en 2014 à ce que Metz redevienne une ville de droite ».

 

Jusqu’aux législatives de juin 2012, Mme ZIMMERMANN ne cesse de vouloir donner des gages, jusqu’à venir physiquement à des réunions UMP à Woippy… Du jamais vu ! Je voudrais croire à la sincérité de la démarche et à son caractère définitif. Je fais comme si… mais, intérieurement, je me dis qu’il faut attendre le lendemain des législatives pour en mesurer la sincérité.

 

Au soir du second tour des législatives de juin 2012, M. MASSON clame en Préfecture que la réélection de Mme ZIMMERMANN étant acquise, les torpilles qu’ils ont envoyées contre moi vont exploser dès la semaine suivante.

 

Il dit vrai.

 

Dès le surlendemain, la presse révèle une affaire dite « du BTP de la Moselle », d’entente entre les entreprises de réseaux secs de la Moselle, dénoncée en 2009 auprès de la DGCCRF et de la Justice, et dans laquelle je serais compromis.

 

Ces faits « révélés » par Charlie Hebdo sont repris par la PQR, avec des « Une » entières et des articles de pleine page, puis par des dizaines de titres et même par France 2 qui consacrera une émission « Complément d’Enquête » rediffusée sur la planète entière par TV 5 Monde.

 

Le 23 juin, le sénateur Jean-Louis MASSON, qui avait annoncé une conférence de presse commune avec M. MALICK, en donne finalement une avec sa correspondante woippycienne Laurence BURG, pour m’accuser d’avoir détourné vers le Maroc les sommes évoquées par M. MALICK.

 

Pendant tout le mois de juillet, MM. MASSON et MALICK, avec mes opposants woippyciens ou, à Metz, avec le Front National, s’efforce de faire prospérer ce feuilleton.

 

Je suis accusé par l’entrepreneur Patrick MALICK et ses relais d’avoir touché des  « pots de vin », puis d’avoir envoyé à son domicile des « barbouzes » pour attenter à sa vie. Rien de moins !  

 

En effet, le 29 juillet, M MALICK convoque la presse pour livrer une invraisemblable histoire d’ « hommes encagoulés et en treillis » en déclarant « On m’a dit qu’on allait me tuer. Je pense qu’il venait dans un but clair » et pour me désigner implicitement comme le commanditaire (R.L. 30/07/12).

 

Le 30 juillet, suite à la pseudo-agression de M. MALICK, et selon un plan-média parfaitement mis en œuvre, M. MASSON convoque à nouveau la presse. Il déclare s’être décidé après la tentative d’intimidation contre M. MALICK. M. MASSON déclare : « Quand j’ai lu ça, je me suis dit qu’ils étaient capables de tout… L’affaire Malik a été le détonateur ». (R.L. 31/07/12) Et M. MASSON donne alors à la presse un enregistrement audio qu’il aurait en sa possession depuis janvier 2011 et qui prouverait que je voulais organiser un « complot sexuel » contre lui… Enregistrement qui s’avèrera, après expertise de la police scientifique, un montage.  

 

Ce plan-média est méticuleusement exécuté, jour après jour.  

 

En effet, le lendemain 31 juillet, Mme ZIMMERMANN se joint à mes accusateurs. Elle publie un communiqué pour appuyer l’accusation de tentative d’agression contre MM. MALICK et MASSON et démontrer que je suis un homme dangereux. Elle évoque des SMS où je lui disais simplement que si M. MASSON et elle continuaient à m’agresser politiquement sur ma circonscription, j’agirais réciproquement sur la leur. Elle cite pourtant ces SMS comme « preuve de (ma) violence récurrente » (R.L. du 01/08/12) en précisant : « Je les ai d’ailleurs déposés chez un huissier, pour la sécurité de ma famille et la mienne ».

 

Je suis bien sûr stupéfait de telles accusations d’une députée qui m’assurait bien après vouloir me soutenir à Metz. Reconnaissant son écrit de septembre 2011, elle déclare « A cette époque, j’ignorais l’existence de dossiers aussi graves concernant les affaires de corruption dans le BTP où M. Grosdidier est cité. Ce n’est pas ma conception de l’honnêteté politique, ni du rôle de l’élu. » (R.L. du 02/08/12)

 

J’ai immédiatement dénoncé cette manipulation, montée par M. MASSON et ses amis pour me discréditer et sur Metz, et sur Woippy, dans la perspective des municipales, et en Moselle dans celle des sénatoriales.

 

J’ai été raccroché artificiellement à l’affaire dite   « du BTP de la Moselle » comme Nicolas SARKOZY le fut à l’affaire « Clearstream ».

 

Ce complot a été monté avec le concours d’authentiques délinquants, comme Patrick MALICK, Sébastien FAIZANT (l’escroc auteur du montage sonore) ou encore Marcel CLAUDE…

 

 J’ai dénoncé ce complot monté par M. MASSON avec ces délinquants dans les colonnes de Woippy-Magazine. M. MALICK m’avait attaqué en diffamation pour cet article. J’ai été relaxé en amenant la preuve de mes accusations devant le Tribunal Correctionnel de Metz.

 

J’aurais pu attaquer les dizaines de titres qui ont relayé les accusations infamantes portées contre moi. J’ai attaqué le journal à l’origine de cette pseudo-révélation, Charlie-hebdo, les autres n’ayant fait que la reprendre. J’ai naturellement attaqué Patrick MALICK, mais aussi son avocat, Me Pascal BERNARD, qui apparaît à d’autres places dans le complot de M. MASSON contre moi.

 

J’ai souhaité les attaquer devant la 17ème Chambre de Paris, qui est la référence en matière de droit de la presse.  

 

15 mois après avoir été couvert des accusations les plus infamantes, reprises en France et à l’étranger, j’ai enfin obtenu justice en obtenant la condamnation de MM. MALICK, BERNARD et CHARBONNIER(directeur de la publication de Charlie-Hebdo)

 

Il aura quand même fallu 15 mois alors que j’avais choisi la procédure la plus rapide, celle de la citation directe.

 

Contre M. MASSON, j’ai porté plainte, parce que je veux plus que la condamnation des propos accusatoires. Je l’ai déjà obtenue avec le verdict de la 17ème chambre. Je veux que les complicités et les moyens déployés pour orchestrer cette manipulation soient mis à jour. Cela exige une instruction.

 

De Mme ZIMMERMANN qui s’est jointe à mes accusateurs et qui aura tiré le bénéfice le plus direct de cette manipulation, j’attends au moins des excuses publiques !

 

De leurs hommes de paille et de main (Mme BURG, MM. MALICK, CRIPPA, MOUSNIER, CLAUDE…)  qui ont encore repris les accusations mensongères dans un tract « spécial Woippy » la semaine dernière et qui ne font que signer et « assumer » les documents et procédures diffamatoires fabriqués contre moi dans la permanence commune du sénateur N.I. et de la députée UMP de Metz, j’attends qu’ils cessent de nuire dès lors qu’ils ne seront plus actionnés par mes collègues parlementaires.

 

Il ne s’agit en aucune façon d’une attitude vengeresse de ma part. Je demande seulement que cessent les manipulations et attaques infondées en tous genres et que nous adoptions enfin, à Metz et en Moselle, un fonctionnement politique et institutionnel sain et expurgé de ces comportements malveillants et malfaisants qui n’ont que trop duré.