Un an après la visite de François Hollande, les socialistes réécrivent l’Histoire, en même temps qu’ils la rééditent

Publié le par francois-grosdidier.com

Le 24 février 2012, François Hollande haranguait les sidérurgistes de Mittal à Florange. Ils allaient voir ce qu’ils allaient voir, tout le contraire de Nicolas Sarkozy à Gandrange.
 
Sur Gandrange, les socialistes avaient déjà réécrit l’Histoire. Nicolas Sarkozy n’avait jamais promis que l’aciérie ne fermerait jamais. Il avait promis d’essayer de faire changer d’avis à Mittal, à défaut de soutenir un projet de reprise et, à défaut d’un tel projet alternatif, de financer des mesures de compensation. Mittal n’a pas changé d’avis. Il n’y a eu aucun projet alternatif. C’est donc les compensations qui ont été mises en œuvre, formalisées et concrétisées dans convention d’ancrage territorial.
 
Sur Florange, les socialistes réécrivent déjà l’Histoire. Certes, Hollande ne pouvait obliger Mittal à rallumer les hauts fourneaux, pas plus que Sarkozy ne pouvait lui interdire de fermer l’aciérie de Gandrange. Mais entre Gandrange et Florange, la différence est double :
 
-        D’abord, du haut de sa camionnette, Hollande a fait croire que la solution viendrait d’une nouvelle loi obligeant Mittal à revendre le site. Cette idée ne réglait pourtant rien à Florange où les hauts fourneaux ne sont pas viables seuls et où Mittal maintient l’activité sur le reste du site. Nous le disions déjà il y a un an. En outre, Hollande n’a même pas fait voter ce texte.
 
-        Ensuite, à la différence de Gandrange, il y avait à Florange un projet de reprise, celui de Bernard Serin, présenté postérieurement à l’élection de François Hollande. Il fallait que Mittal cède un peu plus que les hauts fourneaux (c’était acquis), par forcément toute  l’usine (Serin et ses associés pouvaient reconstruire une usine à froid avec leurs fonds, ceux du FSI et ceux prévus pour ULCOS qui risquent de ne servir à rien), mais au moins le train à chaud.
 
 
François Hollande aurait pu contraindre Mittal sur ce point, sans même le menacer de nationalisation. Le dossier fiscal (transfert non déclaré des fonds de commerces de la France au Luxembourg, portant sur des milliards d’euros de commandes) aurait été un moyen de pression suffisant pour négocier l’arme au poing. Avec de tels atouts, Nicolas Sarkozy aurait agi comme sur le dossier Alsthom. Hollande ne s’est même pas impliqué. Ayrault n’a pas voulu indisposer Mittal qu’il veut se concilier à Fos, Dunkerque et Basse-Indre.
 
Sur Gandrange et Florange, les socialistes réécrivent l’Histoire. Ils la rééditent aussi, à une génération d’intervalle. Les Lorrains se souviennent des promesses de François Mitterrand en 81 qui ont été suivies par les plus fortes saignées de la sidérurgie lorraine, 34 000 suppressions d’emplois.

Publié dans COMMUNIQUES

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