Les syndicalistes de Mittal surenchérissent dans les termes outrageants pour parler du Président de la République

Publié le par francois-grosdidier.com

Oui, entre le parti-pris partisan et la défense des sidérurgistes,  des syndicalistes de Mittal ont choisi…

et ce n’est pas les insulter que de dire cette vérité.

La réaction outragée d’Aurélie Filipetti confirme cette imposture.

Depuis des mois, des syndicalistes de Mittal surenchérissent dans les termes outrageants pour parler du Président de la République.

Partisans, ils cultivent l’amnésie des sidérurgistes.

Il faut faire oublier les trahisons de la gauche : la promesse en 81 du maintien de tous les emplois par François Mitterrand, suivie de la nationalisation et de la suppression de 33 000 emplois… faire oublier aussi la vente de Gandrange à Mittal sous le gouvernement Jospin…

Il faut faire oublier la lâcheté des dirigeants socialistes. Pendant toutes ces années terribles, jamais un président socialiste, ni aucun ministre, n’est venu sur un site en restructuration. Ils ont courageusement délégué à Jacques Chérèque, alors N°2 de la CFDT, nommé alors préfet délégué, le soin de « traiter » à leur place les sidérurgistes…

Partisans, ils cultivent le mensonge sur Nicolas Sarkozy. Nicolas Sarkozy qui n’avait pourtant, lui, rien promis a eu, lui aussi, le courage de venir à Gandrange. Il a fait tout ce qui était humainement possible, là comme sur Florange et Ulcos. Alors, ils lui font dire ce qu’il n’a pas dit pour instruire son procès en l’associant à Mittal dans la même vindicte.

Partisans, ils cultivent les faux espoirs. Ils font croire qu’ils sauveront les hauts fourneaux avec François Hollande par une loi obligeant l’industriel à chercher un repreneur alors que le problème n’est pas là à Florange et qu’une loi peut obliger à chercher, mais pas à trouver ! A Florange, les hauts fourneaux ne sont pas viables seuls. La seule solution est d’entraîner le propriétaire Mittal dans le projet Ulcos… le contraire de ce que suggère cette loi.

Partisans, ils cultivent des contradictions. Ils se plaignent à juste titre de ne pas disposer d’interlocuteur dirigeant décideur du Groupe Mittal. Lorsque le président se fait alors leur médiateur auprès du groupe, ils le traitent de « petit télégraphiste » de Mittal. Alors qu’il remplit, face à Mittal, la mission que les sidérurgistes sont en droit d’attendre de lui, ils refusent d’être reçu par le président à l’Elysée et exige d’être reçu, à un jour où il n’est pas là, par le candidat à son siège électoral avec le risque de mise à sac…

 

Les syndicalistes de Mittal ont jeté le masque. Ils roulent pour le PS, par pour les sidérurgistes. Depuis Chérèque, on sait que le prix du reniement peut être une casquette préfectorale et un portefeuille ministériel.

Ceux qui multiplient les invectives sur toutes les chaines ne devraient pas se sentir insultés parce qu’on tire naturellement de leur comportement objectif la conclusion évidente de leur parti pris.

 

 

Publié dans COMMUNIQUES

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