Qui peut croire en la sincérité des socialistes et des verts, qui feignent de découvrir le contrat Ecomouv au moment où ils décident de suspendre sine die l’écotaxe ?

Publié le par francois-grosdidier.com

On peut s’étonner de l’amnésie et de la versatilité d’anciens ministres qui contrastent avec le courage et l’esprit de responsabilité de Natalie Kozciusko-Morizet sur ce dossier.

 

Le partenariat public-privé était connu de tous et n’avait suscité aucune polémique avant que le gouvernement ne cherche à allumer un contre-feu.

 

A l’évidence, il cherche à fuir sa responsabilité dans cette reculade sur l’écotaxe.

 

Il s’y est pourtant lui-même condamnée après dix-huit mois de hausses répétées des impôts et des charges, qui rendent insupportable toute nouvelle taxe et enlèvent toute la vertu pédagogique de l’écofiscalité.

 

Une fois de plus, la diversion sur des pseudo-affaires permettra d’esquiver le débat de fond : coût environnemental des transports, délocalisation et relocalisation des activités de transformation, circuits courts…

 

La Bretagne, région touristique par excellence, continuera à supporter la pollution de l’élevage intensif tout en perdant les activités aval à plus forte valeur ajoutée : abattage, découpe, transformation, conditionnement…

 

La Lorraine est aussi doublement victime :

 

- Elle subit les pollutions du transit routier, entre l’Europe du Nord et celle du Sud, qui évite l’Allemagne et la Suisse où existe l’écotaxe. Ces pays taxent la pollution quand la France taxe la production !

 

- L’Etat sera condamné à indemniser Ecomouv, même s’il cherche à s’en exonérer par le scandale soudain opportun.  Mais qui indemnisera la Moselle qui devait accueillir Ecomouv en compensation des restructurations  militaires ?