Qu’en est-il de notre attitude à l’égard des Roms ?

Publié le par francois-grosdidier.com

Les Roms installés dans des camps illicites sont d'abord en infraction comme les autres gens du voyage, français ou non, occupant illégalement des terrains.

 

Lorsqu'on constate qu'un étranger a commis une infraction, on vérifie naturellement aussi la régularité de son séjour. C'est vrai pour les Roms comme pour tout étranger en situation irrégulière.

 

Ce n'est pas nouveau. 8 000 Roms ont été reconduits à la frontière en 2008 et 11 000 en 2009. Contrairement à ce qui a été dit, il n'y a aucune « expulsion collective ». La majorité était des retours volontaires avec une aide financière (300 € par adulte et 100 € par enfant). Toutes les autres étaient des mesures d'éloignement résultant d'une décision de justice, conformément à notre droit et au droit européen qui instaure, mais aussi encadre et limite la liberté de circulation.

 

La maladresse de la rédaction d'une circulaire, immédiatement corrigée, a donné un argument à ceux qui voulaient y voir la stigmatisation des Roms. Cette malheureuse mention « en particulier des Roms » n'avait d'ailleurs pas de sens puisqu'elle suivait la mention « démantèlement systématique des campements illicites », le mot « systématique » démontrant qu'étaient visés tous les campements illicites sans distinction.

 

Pourquoi cette focalisation sur les Roms ? Certainement parce que la délinquance roumaine a augmenté de 259 % à Paris en 18 mois. Parce qu'on constate un développement de la mendicité forcée, de l'exploitation des handicapés et des enfants et de faits plus graves encore, même s'ils sont moins massifs mais qui sont en augmentation, de prostitution de mineurs et de trafics de bébés.

 

Cela ne signifie pas que tous les Roms sont délinquants, mais que l'on ne doit pas non plus craindre de les contrôler et, si des faits sont avérés, de les sanctionner, même si leur mobilité rend ce contrôle plus difficile et que leur caractère minoritaire en a fait un sujet tabou.

 

Enfin, nous ne devons pas accepter l'hypocrisie de nos partenaires européens sur le sujet qui ne sont pas plus généreux que nous. La France est le premier pays d'Europe et le deuxième pays au monde en matière d'asile. Qui a déjà vu une aire de stationnement de gens du voyage chez nos amis luxembourgeois, même si leur pays ne mérite pas d'être considéré comme un « accident de l'Histoire » (propos de Philippe MARINI). Enfin, la Roumanie elle-même en fait moins pour les Roms que la France. Nous sommes en droit d'attendre une autre attitude de nos partenaires européens. C'est ce que leur a dit Nicolas SARKOZY avec la franchise qu'on lui connaît.

Publié dans COMMUNIQUES

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