OGM : l'accusation de conflit d'intérêts à l'encontre du Pr Séralini

Publié le par francois-grosdidier.com

J'ai déjà eu l'occasion de répondre à cette attaque récurrente par deux fois à l'Assemblée Nationale, en 2004 au sein de la mission d'information sur les OGM et en 2008 lors du débat sur la loi OGM.

 

La vérité, c'est que :

 

- le lobby OGM s'est toujours opposé à la mise en place de garanties totales pour prévenir les conflits d'intérêts lors de chaque débat législatif,

 

- il met sur un pied d'égalité l'intérêt général (santé publique, environnement...) et l'intérêt privé, économique et financier des firmes quand il évoque cette notion,

 

- les études menées jusqu'à maintenant pour prétendre à l'innocuité des OGM ont été financées par les firmes elles-mêmes, sur des petiotes limites à 90 jours posées par le législateur sur leur propre demande,

 

- les scientifiques comme le Pr Séralini ont toujours demandé des études plus longues et publiques. En vain.

 

- si des enseignes de la grande distribution ont financé des études du Pr Seralini, ce n'est pas par parti-pris écologiste, mais parce qu'elles n'avaient aucun autre moyen de garantir sans OGM des produits qu'elles  commercialisaient avec cette étiquette souvent d'ailleurs à côté d''autres produits pouvant en contenir, justement parce qu'elles étaient assurées avec le Pr Séralini et le GRIGEN d'un résultat objectif,

 

- pour cette même raison, des gouvernements et des organes publics étrangers se sont adressés à lui.

 

La seule vraie question à se poser, c'est pourquoi il n'est pas financé par l'Etat, pourquoi j'ai dû même affecter ma réserve parlementaire pour cofinancer ces études.