Les zones d'ombres du dossier Mittal...

Publié le par francois-grosdidier.com

J'interrogerai, jeudi prochain au Sénat, Arnaud Montebourg sur les zones d'ombre du dossier Mittal. 

  

Il y a une réalité : c'est qu'après avoir voué Nicolas Sarkozy aux gémonies et créé un immense espoir chez les sidérurgistes, François Hollande et le gouvernement socialiste n'ont rien obtenu de plus que l'ancien président.

 

Il n'y aura pas de plan social mais cela n’avait jamais été envisagé. On annonce 180 millions d'euros d'investissements alors que, réparti sur cinq années, ce montant ne donne aucune assurance de réouverture des hauts fourneaux et ne dessine aucune perspective nouvelle .

 

Le gouvernement entretient trois zones d'ombre sur ce dossier :

  

1.   Il dit qu'il y aura maintien des 630 emplois. Non, il n'y aura aucun licenciement, mais aucun engagement sur des emplois de substitution si les hauts fourneaux ne sont pas rallumés. Il n'y aura pas de licenciement, mais au minimum, non remplacement des départs à la retraite et mutations, et donc des centaines d'emplois productifs disparaîtront bien du site, sans compter les emplois induits dont, tout de suite, ceux des sous-traitants. 

 

2.   Il n'a même plus à demander à Mittal de vendre les hauts fourneaux alors qu'il avait menacé de le contraindre à vendre l'ensemble du site, au besoin en procédant par voie de nationalisation. Pourquoi le gouvernement a exclu la solution qui, sans menace de nationalisation et sans même la contrainte de la loi promise par le candidat François Hollande, aurait permis à un industriel de racheter les hauts fourneaux que Mittal cédait ?Il aurait été possible de leur assurer autrement des débouchés en construisant une nouvelle usine à froid, par un industriel prêt à mobiliser des investissements privés, qui auraient pu être abondés par le FSI et les 150 millions d'euros réservés par l'Etat pour ULCOS ? 

 

  3.  On savait que les menaces gouvernementales sur Florange risquaient de se retourner contre Fos, Dunkerque et... Basse-Indre, en Loire-Atlantique, chez Jean-Marc Ayrault. Il y a trente ans déjà, la sidérurgie lorraine avaient été sacrifiée au profit du Nord par un Premier ministre nommé Pierre Mauroy. L'Histoire bégaie. Quelles garanties le groupe Mittal a donné au gouvernement sur le maintien de l'activité et de l'emploi sur le site de Basse-Indre en Loire-Atlantique ?

Publié dans COMMUNIQUES

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