Le fameux enregistrement était un montage !

Publié le par francois-grosdidier.com

Le laboratoire de la police scientifique l’a établi.
     
Le 31 juillet 2012, le sénateur Jean-Louis MASSON m’accuse dans une conférence de presse d’avoir voulu « le faire enlever ou de le compromettre dans un scandale sexuel au Maroc ». Comme preuve, il communique un enregistrement sonore qui fera le buzz tout l’été. Des centaines d’articles dans les médias nationaux et étrangers relatent cette « affaire ».
 
Mes démentis, la droiture de ma carrière politique comparée aux multiples manipulations passées de M. Masson, tout cela ne pèse rien face à la puissance de ce document audio repris par tous les médias.
Suite à la plainte de M. MASSON, le Procureur de la République de Metz ouvre une enquête préliminaire et la confie à la Police Judiciaire.
 
Aujourd’hui, c’est officiel. France Bleu révèle une information de source policière : « CET ENREGISTREMENT A ETE FABRIQUE. IL N’EST QU’UN MONTAGE. » Les experts de la police scientifique de Paris l’ont établi : ce document de 2 minutes 30 secondes a été construit à partir de nombreuses heures d’enregistrement, fournissant une matière première pour recomposer des propos. Avec cette méthode, on peut faire tout dire à n’importe qui.
 
La vérité est que cette accusation était une manipulation reposant sur un enregistrement « bidon ».
 
M. MASSON prétendra t-il avoir été abusé par l'escroc international, Sébastien FAIZAND, qui lui a remis cet enregistrement ou au moins la matière première à partir de laquelle le montage a été fait ?
 
Si M. MASSON avait cru un instant en l'authenticité de ce document (qu'il dit avoir reçu en janvier 2011), aurait-il attendu 18 mois pour le rendre public et surtout le transmettre à la Justice ?
 
Si M. MASSON s'était cru menacé, n'aurait-il pas immédiatement demandé à la Police d'authentifier cet enregistrement, d'identifier ses auteurs et de les confondre, d'abord, pour se protéger lui-même et dans la discrétion pour ne pas alerter ceux qui lui auraient voulu du mal ?
 
Le 30/07/12, M. MASSON a raconté qu’il n’avait « pas pris au sérieux cette menace » jusqu’à ce que Patrick MALICK se dise (29/07/12) victime d’intimidations de ceux qu’il mettait en cause, en premier lieu moi-même, dans l’affaire dite « du BTP de la Moselle ». Or ces intimidations sont invraisemblables, comme le rôle qu’il me prête. Ce M. MALICK, repris de justice, affabulateur et manipulateur, est aussi instrumentalisé par M. MASSON. Et, le 31/07/12, pour couronner le tout, son amie la députée Marie-Jo ZIMMERMANN a publié un communiqué pour dénoncer à son tour  ma dangerosité.
 
Si M. MASSON était de bonne foi, se serait-il inscrit strictement dans le calendrier électoral (entre la réélection de Mme ZIMMERMANN aux législatives et la désignation par l’UMP de son candidat à la mairie de Metz) en l’articulant avec cette autre manipulation et d’autres encore,  dans un scénario trop parfaitement écrit pour servir ses desseins politiques ?

Communiqué non repris par le Républicain Lorrain, qui ne veut pas poser la question de savoir pourquoi M. MASSON a attendu 18 mois pour révéler cet enregistrement, ni par l'AFP. Cette dernière se refuse à reprendre l'information tant qu'elle n'est pas confirmée par le Parquet qui, lui, a indiqué qu'il ne communiquerait en rien avant la conclusion de l'enquête préliminaire. C'est une position normale du Parquet. Cependant, l'AFP n'avait pas exigé de confirmation du Parquet pour reprendre les fausses accusations de M. MASSON, à leur tour reprises par des centaines de titres de la presse française et étrangère.