Le bilan de la gauche en matière de sécurité était-il meilleur ? Sa "police de proximité" était-elle la recette-miracle ?

Publié le par francois-grosdidier.com

Non. De 97 à 2001, sous les années « Jospin », les crimes et délits ont augmenté de 15 %, chiffre à comparer à la baisse de 17 % sous les années « Sarkozy » et qui repose sur le même outil statistique.

 

Jospin et Chevènement n'avaient pourtant pas rien fait, mais ils prétendaient lutter contre « le sentiment d'insécurité » refusant de considérer la réalité de l'insécurité. Cette politique était d'ailleurs formalisée comme telle dans les contrats locaux de sécurité. Leur « police de proximité » ne travaillait que le jour et était constituée pour une large part d' « emplois-jeunes »  et non de vrais policiers. Il s'agissait d'exhiber du bleu aux yeux des honnêtes gens aux heures où les délinquants dorment. Le sentiment d'insécurité a été dissipé un court moment, avant de revenir plus fortement car progressait la réalité de l'insécurité.

 

Par ailleurs, Jospin donnait tort à Chevènement et raison à Guigou en refusant la révision de l'ordonnance de 45 sur la délinquance juvénile alors que celle-ci explosait. Il devait avouer publiquement plus tard avoir été « naïf », croyant que la seule amélioration de l'emploi entrainerait automatiquement une baisse de la délinquance.

 

Pourtant, la gauche nous sort la même recette qui n'a pas fonctionné. Elle veut le retour de cette police de proximité qui confondait le rôle de policier avec celui d'animateur. Une police de proximité ne fonctionne que si elle est d'abord une vraie police. C'est le cas de la Police Municipale à Woippy mais aussi, dans la Police Nationale, avec les unités de secteurs et surtout les unités territoriales de quartier comme il en existe à Borny-Bellecroix.

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