Laurence Burg mise en examen : arroseuse arrosée

Publié le par francois-grosdidier.com

Conseillère municipale de Woippy passée dans l’opposition en 2004 et, depuis, correspondante de Jean-Louis Masson dans la commune, Laurence Burg est la signataire d’innombrables lettres de dénonciations, requêtes, plaintes… toutes rédigées de la main du sénateur non-inscrit de la Moselle.

 

Laurence Burg a notamment déposé une plainte pour « détournement de biens publics au profit de la fédération UMP de la Moselle et de (ma) permanence parlementaire », produisant par exemple une attestation de M. Masson m’ayant vu au volant d’une voiture communale devant l’Assemblée Nationale et m’accusant d’une dizaine de faits du même acabit.

 

A la suite de la plainte de Mme Burg, le procureur Guitton mobilisa, en 2006, des moyens d’investigations extraordinaires, plus massifs que contre n’importe quel dealer ou délinquant à Woippy. La section de recherche de gendarmerie de Metz entière, avec des renforts de Nancy et de Strasbourg, perquisitionna une journée entière l’Hôtel de Ville de Woippy. S’en suivirent des dizaines d’heures d’auditions d’élus et de fonctionnaires communaux, et même la garde à vue de mon directeur de cabinet, une nuit entière…

 

Six ans plus tard, pas moins, le maire et des adjoints furent mis en en examen, principalement pour prise illégale d’intérêt, notamment Marie-Louise Kuntz, pour avoir, au Conseil Municipal, participé au vote d'une subvention à l’Association des Amis du Lavoir dont son père, Jacques Kuntz était le président. Certes, la loi vise aussi l’intérêt moral, ou l’intérêt indirect, pour éviter que des "hommes de paille" fassent écran. Mais là, on est dans une interprétation particulièrement extensive.

 

Surtout, nous avons fait remarquer que si Marie-Louise Kuntz est bien la fille de Jacques Kuntz, Laurence Burg est la cousine de Marie-Louise et la nièce de Jacques, qu’elle a voté comme sa cousine la subvention et donc qu’elle est aussi touchée par une interprétation aussi large de la prise illégale d’intérêt.

 

Ainsi, Laurence Burg est mise en examen à son tour dans le cadre de la plainte qu’elle a elle-même signée. L’arroseuse est arrosée. M. Masson ne l’avait pas prévenu du risque en lui donnant le tuyau.

 

En attendant l’issue judiciaire, cette affaire montre le caractère bête et méchant de sa plainte et le caractère quelque peu dérisoire de certaines procédures pour prise illégale d’intérêt qui feront qu’un élu communal ne pourra bientôt plus mettre son enfant à l’école communale...

 

Plus sérieusement, la ville a porté plainte contre Laurence Burg pour prise illégale d'intérêt, pour avoir défendu ses intérêts fonciers par ses prises de position au Conseil Municipal. L'arroseuse risque d'être arrosée plus copieusement encore.

Publié dans COMMUNIQUES

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