La vidéoprotection est-elle une atteinte à nos libertés ou au contraire la panacée contre la délinquance ?

Publié le par francois-grosdidier.com

Atteinte à nos libertés ? Non. Elle est très encadrée. Toutes les caméras vidéo sur l'espace public doivent être autorisées préalablement par une commission départementale présidée par un magistrat du siège dont la première préoccupation est la protection des libertés individuelles. Dans leur champ de vision, tous les espaces privés sont masqués. Seules peuvent ensuite visionner les enregistrements les personnes dûment habilitées.

 

Panacée contre la délinquance ? Presque, à condition qu'elle ne remplace pas les hommes.

 

Elle permet d'abord d'optimiser leur emploi. Je l'ai vérifié à Woippy : quel que soit le nombre des agents, des administrés me disaient qu' « ils ne sont jamais au bon endroit au bon moment ». La vidéo permet de le corriger. Deux patrouilles guidées par la vidéo seront davantage présentes là où il faut six patrouilles sans vidéo.

 

La vidéo nous a aussi permis l'identification de délinquants et l'élucidation d'affaires beaucoup plus que nous l'espérions avant la mise en place des caméras.

 

Enfin, elle a joué un rôle réellement dissuasif et préventif et, contrairement à ce que nous redoutions, elle n'a pas déplacé les problèmes juste à côté dès lors que le système était assez étoffé. Nous avons à Woippy 4 x plus de caméras surveillant l'espace public qu'à Metz pour une population 10 X moindre. Elles ont été cofinancées par l'Etat (30 à 50 % en provenance du fonds interministériel de prévention de la délinquance).

Publié dans BILLETS

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article