La signature de l'accord entre l'Etat et Mittal

Publié le par francois-grosdidier.com

Une très mauvaise nouvelle pour la Moselle, la confirmation d’une capitulation !
  
Il n’y a pas lieu de se réjouir de la signature de l’accord annoncé entre l’Etat et Mittal.
Il confirme la fin des hauts fourneaux lorrains et la suppression de 600 emplois directs (même sans licenciement) de salariés Arcelor et de plus du double de suppressions (par licenciement) d’emplois directs (intérimaires) et indirects (sous-traitants, fournisseurs…) sans que soit proposé aucune création d’emploi de substitution, même partielle, comme c’était fait dans toutes les restructurations sidérurgiques antérieures, y compris Gandrange, ou encore dans les restructurations militaires…
     
Cet accord est l’enterrement définitif du projet de reprise de Bernard Serin.
   
Pourtant son projet réaliste et viable n’aurait pas nécessairement exigé une difficile nationalisation temporaire. Le dossier fiscal aurait suffi à faire plier Mittal.
 
         
Ce groupe était prêt à vendre les hauts fourneaux. Il fallait exiger en plus, non pas toute l'usine, mais au moins le train à chaud, un enjeu mineur par rapport au milliard d'euros que Bercy pourrait réclamer à Mittal pour le transfert  occulte des fonds de commerce d'Arcelor de la France vers le Luxembourg. C'est au moins qu'il en fallait pour engager une négociation sérieuse.  Je compte d'ailleurs interpeler le gouvernement sur ce dossier fiscal.
   
Quant à l'indispensable usine à froid pour créer un ensemble intégré et viable, elle aurait pu être reconstruite avec les 400 millions d'euros que Bernard Serin et ses partenaires mettaient sur la table, les 150 millions d'euros que le Président Sarkozy et le gouvernement Fillon avaient affecté à ULCOS et, si besoin, un abondement du FSI.
   
Dommage que l'alternative Serin n'ait pas été proposé début 2012 et dommage qu'une telle alternative n'ait jamais été proposé sur Gandrange... car avec ces atouts et la méthode Sarkozy éprouvé sur le dossier Alsthom, l'histoire aurait été écrite autrement.
 
L'etat signe la capitulation devant Mittal. Hollande et Ayrault ont refusé d'engager un rapport de force avec lui.  C'est effectivement un changement, maintenant !

Publié dans COMMUNIQUES

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