La réaction outragée de la CFDT est culottée. Celle d’Edouard Martin est un comble.

Publié le par francois-grosdidier.com

Si quelqu’un a été outragé et injustement attaqué dans cette affaire, c’est bien Nicolas Sarkozy.

Aucun président ne s’est impliqué avec autant d’énergie et de passion dans ce dossier si difficile.

 

Voilà des semaines qu’Edouard Martin insulte publiquement Nicolas Sarkozy, ironisant même sur son physique.

 

Quand le président se rend sur un site sidérurgique en restructuration -ce que n’a jamais fait un dirigeant socialiste au pouvoir-  il lui fait dire ce qu’il n’a pas dit pour, ensuite, instruire un mauvais procès.

 

Quand les syndicalistes se plaignent de ne pas avoir accès à un dirigeant décideur du groupe Mittal et demandent la médiation du chef de l’Etat, et que celui-ci obtient 17 millions d’euros pour conforter Florange, ils le traitent de « petit télégraphiste de Mittal ».

 

Quand il les invite à l’Elysée, ils exigent de voir, non le président, mais le candidat à son siège de campagne, un jour où il n’est pas là, sous la menace d’une mise à sac.

 

Quand Nicolas Sarkozy fait inscrire 150 millions d’euros dans le grand emprunt pour Ulcos, quand il fait concrétiser les compensations promises suite à Gandrange, Edouard Martin balaie tout du revers de la main.

 

Mais quand François Hollande explique qu’il va obliger par la loi Mittal à vendre ses hauts fourneaux à un repreneur qui n’existe pas, Edouard Martin l’accueille comme le « messie ».

 

Alors, qu’Edouard Martin cesse de jouer la vierge outragée !

Qu’il assume sa proximité de notoriété publique avec Aurélie Filipetti et le PS !

 

Il n’y a pas de honte à être CFDT à l’usine et PS à la ville.  Il y en davantage à trahir les sidérurgistes pour le PS.

 

Les sidérurgistes lorrains ont déjà été cocufiés par la CFDT  contre une casquette préfectorale et un porte feuilles ministériel.

 

Edouard Martin suit les pas de Jacques Chèrèque et Hollande, ceux de Mitterrand :

Mitterrand avait promis de sauvegarder tous les emplois sidérurgiques avant d’en supprimer 33 000. Il avait alors nommé préfet, puis ministre, le N°2 de la CFDT Jacques Chérèque pour faire avaler la pilule aux sidérurgistes trahis.