L’annonce du Premier ministre sur Arcelor-Mittal à Florange : sur le plan politique, une nouvelle trahison du PS, sur le plan industriel, un retour à la case départ.

Publié le par francois-grosdidier.com

Tout ça pour en arriver là !  

Solennellement, le Premier ministre annonce qu’il n’y aura pas un plan social qui n’avait jamais été envisagé.

Mittal ne rallume pas les hauts fourneaux et n’annonce sur cinq ans que des investissements nécessaires à la poursuite de l’activité à laquelle il n’avait jamais renoncé.

Il n’y a pas de repreneurs pour les hauts fourneaux seuls, ce que nous avions toujours dit en précisant que le projet Hollande-Filipetti annoncé pendant la présidentielles ne règlerait rien à Florange.

L’ancien président Nicolas Sarkozy avait été injustement vilipendé par les socialistes. Ils avaient donné, comme dans les années 80, de faux espoirs aux sidérurgistes. Aujourd’hui, ils n’apportent rien de plus, même après les rodomontades d’Arnaud Montebourg.

Nous ne sommes même pas plus avancés sur ULCOS. Nous devons pourtant continuer, des collectivités locales à l’Europe, à nous battre sur ce projet.

Mais la vérité, c’est que l’Etat-PS n’a pas avancé d’un pouce et nous sommes toujours autant tributaires de Mittal.