HOLLANDE A FLORANGE : Acte II d’une mise en scène

Publié le par francois-grosdidier.com

La signature du pacte lorrain à Matignon était déjà l’acte I d’une mise en scène : la déclinaison en Lorraine de la mise en œuvre du droit commun : 150  millions d’euros pour l’industrie lorraine sur une enveloppe  nationale de 3,5 milliards, c’est 4 %, soit la stricte part de la Lorraine dans la population française.

 

L’acte II s’est joué ce matin à Florange par la réconciliation théâtrale entre Hollande et Martin, parfaitement concertée, avec ces mêmes mots : « d’homme à homme » pour Martin et « les yeux dans les yeux » pour Hollande.   

 

Le Président a déclaré sans rire qu'il ne pouvait pas y avoir d'écart entre les propos de campagne et l'exercice du pouvoir.  

 

 Il n'a donné aucune explication sur son refus de soutenir, ni même d'étudier, le projet de reprise de Bernard Serin.  

 

Il s’est vanté d’avoir évité les licenciements dont il n’avait jamais été question. Mittal n'envisageait que des reclassements.

 

Il a tout juste annoncé la création à Florange d’une plateforme publique de recherche sur la sidérurgie pour 20 millions d'euros, de quoi construire un bâtiment... Il fait croire qu'on y trouvera là des solutions d'avenir pour reconstruire la sidérurgie en Lorraine, comme s'il y avait un rapport entre le lieu de découverte d'un brevet et celui de sa mise en oeuvre industrielle et comme si on allait découvrir là ce que l'on n'aurait pas découvert sur le site de Maizières-les-Metz (ARCELOR RESEARCH, ex IRSID), le premier centre de recherche sidérurgique du monde.

 

Il n’a même pas évoqué l’IRT qui fédère déjà cette recherche privée et la recherche publique.

 

Il aurait mieux fait de décupler les moyens de l'IRT pour préparer en Lorraine l'industrie de demain. Mails il a privilégié l'effet d'annonce immédiat.