François HOLLANDE à Florange : discourtoisie !

Publié le par francois-grosdidier.com

Le Président sacrifie à son rituel annoncé : le pèlerinage annuel à Florange. C’est la seule promesse qu’il respecte. Mais cette année, il n’a pas souhaité la compagnie du nouveau maire UMP de Florange, Michel DECKER, alors que, lors des précédentes visites, il avait eu tous les égards pour son prédécesseur PS.

 

C’est contraire à tous les usages républicains et, en tant que président des Maires de la Moselle, je tiens à dénoncer cette discourtoisie.

 

F. HOLLANDE à Uckange : un numéro d’illusionniste !

 

L’an dernier à Florange, nous avions assisté à la théâtralisation de réconciliation Hollande-Martin dans la perspective des européennes.


Ce matin, François Hollande a joué un parfait numéro d’illusionniste :

 

Il s’est vanté d’avoir refusé tout plan social et tout licenciement pour les 629 salariés des hauts  fourneaux… sauf qu’il n’en avait jamais été question pour eux. Mais ces emplois productifs ne sont pas pour autant compensés, et encore moins les 1200 à 1400 emplois intérimaires, de sous-traitance ou de fournisseurs, qui sont traduits par des licenciements secs.

 

Il fait passer  ce centre de recherche à 20 millions d’euros pour une juste compensation de ce séisme industriel et social : 20 millions, c’est une grosse salle des fêtes. Il annonce 30 millions d’euros de plus pour accompagner les programmes de recherche… mais ce ne sera que la mise en œuvre du Pacte Lorraine, qui n’est lui-même que la déclinaison régionale du programme national de la « nouvelle France industrielle »,rien de plus.

 

Il fait croire que les brevets découverts en Lorraine seront mis en œuvre industriellement en Lorraine. Il n’y a aucun lien obligé entre le lieu de recherche et le lieu de mise en œuvre industrielle.

 

On croyait, avec l’annonce d’une « politique de l’offre », François Hollande enfin conscient du handicap français pour la compétitivité de notre industrie. Mais, en affirmant ce matin, que l’avenir de l’industrie se jouait « sur la recherche et non sur le coût du travail », il reste dans l’erreur d’analyse. C’est gravissime au moment où PSA pourrait choisir l’Espagne à la place de la Moselle pour produire ses nouveaux moteurs, précisément en raison du coût du travail !

 

François Hollande ne nous aura pas rassurés sur l’avenir de l’industrie lorraine, bien au contraire.

Publié dans COMMUNIQUES

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