Communiqué suite à la confirmation de la fermeture des hauts-fourneaux :

Publié le par francois-grosdidier.com

Comme tous les lorrains, on ne peut que partager la déception des salariés d'Arcelor et des habitants de la Fensch suite à la confirmation par la direction de Mittal devant le comité central d'entreprise de la fermeture des hauts-fourneaux. Elle prive la Moselle d'un redémarrage possible en cas de reprise du marché de l'acier et écarte définitivement la perspective d'Ulcos.

 

Le gouvernement a définitivement enterré le plan Serin, qui ne nécessitait pas obligatoirement une menace de nationalisation, mais peut-être seulement un bras de fer fiscal à propos des transferts des fonds de commerce de France au Luxembourg.

 

Tous paraissent avoir oublié François Hollande haranguant les ouvriers du haut de sa camionette. Le "changement, maintenant" ne touche ni le marché de l'acier, ni les décisions de Mittal, mais seulement les réactions politiques et syndicales : Sarkozy était responsable de tout, Hollande ne l'est plus de rien.  Edouard Martin a appris la distinction entre la direction du groupe et la présidence de la République !

 

Déjà, il y a trente ans, Mitterrand avait tué l'espoir qu'il avait suscité chez les sidérurgistes et Chérèque fut remercié pour faire avaler la pilule aux Français. L'Histoire paraît se répéter avec Hollande et Edouard Martin.