Communiqué du 7 juillet 2010

Publié le par francois-grosdidier.com

Communiqué des députés UMP de la Moselle 

Anne GROMMERCH, François GROSDIDIER, Denis JACQUAT,

Pierre LANG, Céleste LETT et Alain MARTY :

 

 

Réponse à Christian ECKERT à propos d'Eric WOERTH

 

 

Nous sommes outrés par les attaques ad hominem contre Eric WOERTH de la part de députés PS, en premier lieu de Christian ECKERT (R.L. du 06/07/10)

 

Dans leur passion partisane, des parlementaires piétinent les principes républicains et simplement humanistes, présomption d'innocence et dignité humaine. Ils confondent le débat d'idées avec la destruction des hommes.

 

Ils trahissent Jean JAURES et Léon BLUM, qui se sont battus pour ces principes, et François MITTERRAND qui déclarait, le 4 mai 1993 : « Toutes les explications du monde ne justifieront pas qu'on ait pu livrer aux chiens l'honneur d'un homme... au prix d'un double manquement de ses accusateurs aux lois fondamentales de notre République, celles qui protègent la dignité et la liberté de chacun d'entre nous »

 

Ils remplacent le débat d'idées par le lynchage. Le fait divers fait diversion. Il pallie le vide abyssal de leurs propositions.

 

Pourtant, lorsqu'il y a eu faute de la part des membres du gouvernement, comme Christian BLANC et Alain JOYANDET, le Président de la République les a sanctionnés. C'est sa responsabilité et son honneur.

 

Mais lorsqu'il n'y a pas d'illégalité démontrée, lorsqu'il n'y a que la rumeur ( la comptable licenciée qui évoque sans preuve des faits qu'elle n'a pas vus...) relayée comme un fait avéré, la condamnation expéditive est inique. C'est le déshonneur de la gauche.

 

Quand un parlementaire se prend pour un procureur, comme quand des magistrats deviennent militants politiques, la République est piétinée, la démocratie est bafouée.

 

Au-delà du cas d'Eric WOERTH, tous les démocrates, comme les ont  appelés dans le Monde Michel ROCARD et Simone VEIL, doivent rejeter cette nouvelle pratique politique.