Candidature aux élections sénatoriales

Publié le par francois-grosdidier.com

Investi par l'UMP, je présenterai une liste aux élections sénatoriales de septembre prochain. Il y en aura deux, complémentaires et non pas opposées, l’une incarnant la continuité et « la culture du Conseil Général » et l’autre, celle que je conduirai, proposant une impulsion nouvelle et portant les préoccupations des maires et des élus municipaux de la Moselle. Chacune est légitime. A chacune de faire campagne positivement pour additionner les suffrages et non les soustraire.

  

Le Sénat représente les collectivités de France. En Moselle, aucun des cinq sénateurs sortants n'est maire. Ce n’est pas un reproche. C’est un constat.

 

Nos administrés expriment de plus en plus d’exigences contradictoires. Les contraintes juridiques, administratives et financières ne cessent de s’accroître. Jamais les fonctions municipales n’ont été aussi difficiles à exercer. La voix des maires de Moselle doit être portée par au moins un maire à la haute assemblée.

  

Cette voix doit être forte pour être audible. Cela exige une représentation dynamique, à la fois plongée dans la réalité quotidienne de nos municipalités et présent à Paris pour parler et convaincre. 

  

Mais elle ne doit pas être excessive pour ne pas être marginalisée. La parole doit être responsable. La politique est un sport collectif. En jouant « perso », on ne marque aucun but.

  

J'appartiens à la majorité où je suis écouté. Je crois aussi être respecté par l'opposition au moins pour deux raisons : la confrontation électorale n’a jamais été pour moi la « guerre », mais le débat ; dans l'intercommunalité comme dans le travail entre maires et l’action parlementaire, j'ai toujours fait prévaloir l'intérêt général sur l'esprit partisan.

 

Mais il faut être franc. Une élection sénatoriale est une élection parlementaire. Elle n'est pas apolitique. Je suis dans la majorité et je l'assume. Mon discours est toujours le même à Paris et en Moselle.

  

Quand on est maire, on doit parfois dire « non » à ses administrés.

 

Quand on est parlementaire, il faut être aussi responsable. Je soutiens un Président et un Gouvernement qui mènent au mieux le « bateau France » dans la tempête de la crise internationale, avec des finances publiques exsangues.

 

Sans la RGPP (révision générale des politiques publiques) et la réforme des retraites, la France serait dans la situation de la Grèce ou du Portugal.

 

La restructuration de la Défense était nécessaire, au plan financier et au plan stratégique. En toute responsabilité, je l'ai défendue en disant aussi qu'il valait mieux supprimer des régiments à Metz, Woippy ou Thionville qu'à Bitche ou Dieuze, car nous pouvions, sur la métropole, plus facilement accueillir des emplois publics civils et, si l'Etat nous en donnait les leviers, recréer de l'emploi marchand. Je perds le 1er RMAT à Woippy et ne garde qu’un détachement, mais c'est cela faire preuve de responsabilité nationale et de solidarité départementale.

 

La fusion des administrations des finances et plus globalement la réorganisation des administrations de l'Etat étaient aussi nécessaires. Fusionner DDAF et DDE, cela permet de réaliser des économies d'échelle mais aussi, pour nous les maires, de ne plus recevoir sur un même dossier des avis opposés de la part des différentes administrations de l'Etat.

 

J'ai soutenu la réforme des collectivités territoriales et je crois plus nécessaire que jamais l'articulation entre la région et le département. Mais j'ai su, avec mes collègues parlementaires actifs au sein de l'Association des Maires de France, amender le texte pour préserver les prérogatives communales et notamment rendre impossible toute fusion d'office.

 

Loyal mais libre, c'est ma ligne de conduite. Quand ma conscience le dicte, je sais parfois faire entendre ma différence. Je l'ai prouvé sur certains dossiers à l'Assemblée Nationale. C'est en toute connaissance de cause que l'UMP m'a investi. En pointe sur certaines questions sanitaires ou environnementales, j'ai parfois dérangé. J'ai aussi combattu certaines tentatives de la technostructure pour réduire les prérogatives communales.

 

Lors du débat sur la loi « Grenelle », j'ai fait repousser l'intercommunalisation du P.L.U. qui aurait privé les communes de la maîtrise du droit des sols. J'ai réussi parce que je sais dire « non », mais aussi parce que je sais entraîner mes collègues.

 

Etre et peser dans la majorité pour faire entendre notre voix, c’est le sens de notre candidature et j'espère avoir l'occasion de vous en parler de vive voix au cours de cette campagne électorale.

 

Je vous prie de croire à mon entier dévouement.

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