Après la décision présidentielle de suspendre la taxe carbone :

Publié le par francois-grosdidier.com

La suspension sine die de la taxe carbone est un échec de plus du Président de la République.

 

François Hollande sera parvenu, avec un gouvernement à participation écologiste, à tuer ce projet et à dilapider l’héritage du Grenelle de l’Environnement.

 

L’écofiscalité est, dans une économie de marché, le seul levier capable de changer massivement les comportements économiques et de les orienter dans un sens plus vertueux. Pour ne pas nuire à la compétitivité et, simplement, pour être acceptée, elle doit s’établir à fiscalité globale constante.

 

Or, par les hausses incessantes et désordonnées d’impôts et de charges, déstabilisant chaque semaine davantage l’économie et l’opinion, François Hollande a réussi le tour de force de rendre inacceptable la taxe carbone qui avait recueilli, sous Nicolas Sarkozy, le consensus le plus large.

 

Le résultat en Bretagne est caricatural. Alors qu’il faudrait favoriser les circuits courts, on ferme les abattoirs et les ateliers de découpe, comme Gad, et on renonce à la taxe carbone. On tuera toujours plus en Pologne ou en ex-RDA d’animaux élevés en Bretagne pour les ramener dans les commerces français…

 

Quant à la Lorraine, elle se trouve à nouveau dans la certitude de la pollution de l’air liée au transit routier encouragé au détriment du rail et du fer, et dans l’incertitude de l’activité d’Ecomouv, devant compenser les restructurations militaires dans l’agglomération messine.

La France est devenue un bateau ivre. Ni les Bretons, ni les Lorrains, ni leurs concitoyens ne savent où l’on va faute d’un homme pour tenir la barre.