Abandon par la Municipalité de Metz du projet de Grand Stade

Publié le par francois-grosdidier.com

J’avais fait part à Dominique GROS de l’intérêt que je voyais pour Metz à soutenir le projet de Grand Stade, sous certaines conditions : la limitation du budget global à l’enveloppe initiale, celle de la participation de la ville à 10 millions d’euros, la confirmation de la subvention du Conseil Général et l’attribution par l’Etat de la subvention initialement prévue pour Nancy.

Pas plus que Dominique GROS, je ne souhaitais un investissement lourd pour un évènement éphémère. Mais l’Euro est l’occasion comme il s’en présente, une fois tous les vingt ans, de refaire un investissement durable avec des financements extérieurs. En passant à côté, Metz devra faire dans les dix ou quinze ans des investissements lourds sans financement extérieur. Elle devra dépenser plus pour avoir moins.

Metz ne devait pas s’engager à la légère. Elle pouvait s’engager sous conditions. Je regrette qu’elle se soit dégagée précipitamment.

La ville est souveraine. Je n’aurais pas réagi si elle avait assumé son choix au lieu de se défausser sur le ministre des sports David Douillet alors que celui-ci attendait le dossier. Il me l’a dit lundi à Saint-Avold comme il l’a dit à Dominique Gros à Yutz.

La vérité, c’est qu’il y avait désaccord entre les élus messins, des deux bords, y compris dans la majorité et que, dans celle-ci, l’aile idéologique, défavorable au projet, l’a emporté sur l’aile pragmatique, qui avait vu l’opportunité. C’est dommage pour Metz et David Douillet n’y est pour rien.