Queue de comète de l' « affaire de la mairie de Woippy » : deux relaxes et une peine symbolique !!!

Publié le par francois-grosdidier.com

Le délibéré de l'audience du Tribunal Correctionnel de Metz du 25 juin a été rendu aujourd'hui : relaxe pour moi, relaxe pour mon directeur de cabinet Bertrand PARTZEK, une peine symbolique (1000 € d'amende dont 500 € avec sursis) pour Marie-Louise KUNTZ, pour avoir voté les subventions à l'Association des Amis du Lavoir dont son père était le président et utilisé des moyens communaux pour des déplacements de nature politique, qu'elle avait d'ailleurs remboursés.

« Queue d'une comète qui n'aurait jamais dû être » avait déclaré le Procureur lors de l'audience du 25 juin, dans le cadre de cette affaire dont l'essentiel avait été plaidée en janvier, le Procureur commençant alors ses réquisitions en regrettant « l'instrumentalisation politique de la justice » et craignant que « la montagne accouche d'une souris ».

Ce dossier de 3 800 cotes était aussi épais que vide.

A partir d’un dossier monté par le sénateur non-inscrit Jean-Louis MASSON (qui en a signé certains documents) et d’une plainte déposée officiellement par son amie, la conseillère municipale de Woippy aujourd’hui FN, Laurence BURG, ce fut :

- onze ans de procédures judiciaires et d’investigations,

- la perquisition à grand spectacle de l’hôtel de ville de Woippy par la section de recherche de la Gendarmerie de Metz entière avec des renforts de Nancy et de Strasbourg,

- trois gardes à vue dont celle de mon directeur de cabinet, une nuit en détention bien médiatisée,

- des dizaines d’auditions,

- des milliers d’heures de travail,

- des centaines de milliers d’euros dépensés sur les budgets de la Justice et de la Gendarmerie…

Des dizaines d’articles y compris dans la presse nationale où l’on a parlé de « mise en coupe réglée de la ville de Woippy » en faisant le parallèle avec les plus grands scandales de la République.

J’espère que la conclusion de l’affaire connaîtra le même écho que les révélations faites par ses instigateurs.