Besoin de mosquées : Dalil BOUBAKEUR a raison et Florian PHILIPPOT a tort !

Publié le par francois-grosdidier.com

Il n’y a pas assez de mosquées en France : un peu plus de 2000, souvent trop petites, vétustes, non conformes à la règlementation sur les ERP (établissements recevant du public), pour quatre à cinq millions de musulmans, dont le taux de pratique est plus élevé que dans les autres religions. Il en faut au moins le double. C’est un fait objectif.

Les musulmans sont aussi moins égaux que les autres. La loi de 1905 interdit le financement du culte, sauf l’entretien des lieux de culte construits avant 1905, soit la quasi-totalité des églises catholiques, temples protestants, synagogues… mais pas des mosquées. Il en résulte une inégalité de fait. C’est un tabou. La loi de 1905 est plus actuelle et pertinente dans ces principes (laïcité, liberté de culte, égalité de traitement entre les cultes…) mais obsolète dans ses modalités aujourd’hui en contradiction avec ces principes.

Les musulmans de France, qui appartiennent pour leur plupart aux CSP (catégories socioprofessionnelles) les moins aisées, ne peuvent pas les financer seuls, sans concours public ou étranger.

La République doit répondre à ce problème ou au moins laisser les communes le faire, comme elle doit répondre au problème de la formation des imams de France.

La République est schizophrène lorsqu’elle veut, à juste titre, un islam DE France et non pas un islam EN France, mais qu’elle oblige les musulmans de France à solliciter les pays du Golf pour la construction des mosquées et ceux du Maghreb pour les imams.

En voulant interdire à la fois le financement public et étranger, et en demandant le gel de la construction des mosquées en même temps que la répression de la prière dans la rue, le Front National veut, de fait, contrarier et interdire la pratique de l’islam par tous les musulmans.

Ainsi, il veut les acculer à la révolte, les désigner comme de mauvais citoyens et les jeter à la vindicte de la majorité sociologique, qui se prévaut souvent des racines chrétiennes en oubliant le message de fraternité universel commun au christianisme, plus généralement au monothéisme, et à la philosophie des Lumières et des droits de l’Homme.

Publié dans COMMUNIQUES

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