Rapport du CGET au gouvernement : Dissolution des 36 000 communes, remplacées par 1000 collectivités

Publié le par francois-grosdidier.com

Le CGET dit tout haut ce que

la technostructure pense tout bas !

 

A la demande du gouvernement, le CGET (Commissariat Général à l'Egalité des Territoires - exDATAR) vient de produire un rapport qui conclut à la nécessité de dissoudre toutes les communes et de les remplacer par 1000 intercommunalités qui deviendraient les collectivités de base.

Ce rapport a au moins un mérite, celui de révéler la pensée profonde de la technostructure qui transpire implicitement dans toutes les lois et décrets récents.

Les maires sont les seuls élus plébiscités par les citoyens en pleine crise de confiance. Ils sont les élus accessibles, à l'échelle d'une collectivité et qui ont encore (mais de moins en moins) les moyens de répondre aux problèmes qu'on leur pose.

Le élus municipaux, multipliés par les 36 000 communes de France, font pour des indemnités dérisoires (maires et adjoints) ou pour rien (conseillers municipaux) immense travail pour la collectivité qui n'est hélas pas comptabilisé dans le PIB.

Demain, il faudra recruter des agents territoriaux pour faire le travail, qui de surcroît ne sera plus en symbiose avec la population.

Les technocrates imaginent des économies d'échelle alors qu'il faudra un argent public considérable pour remplacer les élus bénévoles par des fonctionnaires territoriaux.

L'AMF (Association des Maires de France) a dénoncé ce rapport, en rappelant que "la commune est l'échelon irremplaçable de l'exercice de la proximité et de la citoyenneté, qui tisse le lien social et assure les services publics essentiels à la population, grâce au dévouement des maires et de leurs équipes".

Les communes n'ont jamais cessé d'évoluer. La réforme sous le précédent quinquennat (maintien des communes avec possibilité de fusions volontaires et généralisation de l'intercommunalité) a corrigé les inconvénients et conforté les forces du système communal français.

Par les voix de son président François Baroin et de son vice-président délégué André Laignel, l'AMF dénonce "cette vision dogmatique qui considère comme un progrès de supprimer la collectivité préférée des Français, au risque d'aboutir à l'impuissance publique, lit de toutes les démagogies".