Délibéré du TC de Metz: La montagne accouche d’une demi-souris

Publié le par francois-grosdidier.com

‪#‎Woippy‬ ‪#‎justice‬ ‪#‎Sénat‬ ‪#‎UMP‬ Délibéré du TC de Metz: La montagne accouche d’une demi-souris ! Mais à 4000 € la demi-souris, ça fait cher quand même !

10 ans de procédures, trois perquisitions, la section de recherche de la Gendarmerie de Metz entièrement mobilisée avec des renforts de Nancy et de Strasbourg, trois gardes à vue, des dizaines d’auditions, des milliers d’heures de travail, des centaines de milliers d’euros dépensés sur les budgets de la Justice et de la Gendarmerie…

Depuis 10 ans, l’affaire montée par mon collègue Jean-Louis MASSON a été régulièrement évoquée par la presse, un hebdomadaire national parlant de « mise en coupes réglées » de la ville de Woippy. Des socialistes woippyciens au Front National, tous mes adversaires ont sans cesse exploité cette affaire. Elle l’a été aussi dans ma famille politique pour m’écarter de responsabilité nationale ou d’une éventuelle candidature municipale à Metz que redoutait M. MASSON.

Lors de l’audience correctionnelle du 22 janvier dernier, le procureur, chargé de soutenir l’accusation, reconnaissait « l’instrumentalisation politique de la justice » et qu’ « on n’aurait jamais dû mobiliser dix gendarmes pendant des semaines alors qu’on n’avait pas les moyens d’instruire et de poursuivre tous les trafics de drogue, de voitures… ». Il craignait que « la montagne accouche d’une souris » mais demandait quand même, à mon encontre, une amende de 7 500 €.

Le tribunal a rendu aujourd’hui son jugement : la montagne accouche d’une demi-souris.

Je suis relaxé pour la plupart des griefs invoqués contre moi, notamment des pseudo-détournements de fonds publics concernant la franchise parlementaire, ma permanence parlementaire dont je paie le loyer à la mairie, et des frais d’impression pour l’association Ecologie Responsable.

Les seuls griefs retenus en fin de compte sont :

- les complicités de prise illégale d’intérêts, qui s’avèrent en fait minimes et se concluent avec des peines symboliques, par la mise en œuvre d’une des notions du droit français les moins précises et qui peut mettre en cause tout élu dont l’un des membres de la famille occupe bénévolement une fonction dans une association subventionnée. Une application extensive peut décimer tous les conseils municipaux et toutes les associations des 36 000 communes de France.

- l’utilisation du véhicule communal et sur le remboursement à tort de frais de transport. Alors qu’en mutualisant entre la mairie et le parlement et en payant l’essentiel de ma poche, j’ai fait d’énormes économies à la collectivité, je sais que, désormais, lorsque j’ai le même jour une réunion à l’Association de maires de France et une autre au Sénat, il faut qu’entre les deux, je revienne à Woippy pour revenir à Paris par le mode de locomotion correspondant à la fonction au titre duquel j’assiste à la réunion.
Entre mes détracteurs et moi, c’est la paille et la poutre : combien devront-ils payer pour la poutre ?

Je ressens un profond sentiment d’injustice, même si je sais :

- que la machine judiciaire enclenchée, avec ses moyens massifs engagés, ne pouvait parvenir à un résultat nul,

- et que surtout les centaines d’heures passées par M. MASSON lui-même, le concours de nombreux comparses, les moyens d’investigation privés jusqu’aux filatures, la rémunération de prestigieux cabinets d’avocats spécialisés…, visaient à me faire subir des peines infamantes et à me rendre inéligible.

Cela fait vingt ans qu’il me poursuit de façon obsessionnelle, à la manière du dessin animé du coyote et de bip bip !

Plutôt que de faire appel, je vais payer l’amende et exiger que l’application rigoriste de la loi soit la même pour tous.

Si ma paille vaut 4000 €, combien vaudra la poutre de mes détracteurs ?

J’entends porte plainte à mon tour sur les fondements de ma condamnation.

Parmi mon stock de photos que je transmettrai à la justice, je vous en joins deux :

- l’une où les publications de l’imprimerie du Sénat pour le compte d M. MASSON sont chargées dans une voiture du Conseil Général de la Moselle,

- l’autre d’un véhicule de la Région Nord-Pas de Calais à la dernière université d’été du PS à la Rochelle.

Arroseur arrosé et jurisprudence demandée pour ne pas être un cas à part !Arroseur arrosé et jurisprudence demandée pour ne pas être un cas à part !
Arroseur arrosé et jurisprudence demandée pour ne pas être un cas à part !

Arroseur arrosé et jurisprudence demandée pour ne pas être un cas à part !

Publié dans COMMUNIQUES

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article